Un enseignement optionnel de l'Université de Rouen et un blog documentaire sur le Rock des années soixante-dix ( Département d'histoire) par Ludivine Bantigny ( histoire), Florence Cabaret (études anglophones), Pascal Dupuy (histoire), Joann Elart (musicologie), Jean-Claude Vimont (histoire)
3eme session, septembre-décembre 2010
Le lundi de 16h à 19h
Cette pensée de Kevin Ayers en 1970 : " C'est important d'avoir des idées pour être réveillé. C'est tout. parce si on a pas des idées, on dort. Ca c'est la merde. Si on dort, on est mort." http://www.ina.fr/video/CPF86653667/pop-deux-emission-du-19-decembre-1970.fr.html
UN BON SITE SUR KEVIN AYERS / http://www.users.globalnet.co.uk/~marwak/
Film de Jérôme Laperrousaz Musique de GONG, Daevid Allen, Gilly Smith
Cet album n'en est pas vraiment un. Bande originale d'un documentaire de Jérome Lapperousaz sur le "Continental Circus", course de motos itinérante faisant le tour des circuits d'Europe, ce disque est composé de quatre pistes dont deux morceaux originaux (les deux autres sont des extraits du film et une version instrumentale du morceau "Blues For Findlay"). Cet album est resté dans les mémoires pour plusieurs raisons : d'abord, il s'agit du premier disque officiel de Gong (l'excellent Magick Brother, premier album de Daevid Allen après son départ de Soft Machine était signé Daevid Allen & Gilli Smyth et non Gong dans les premiers pressages), de plus, cet album a eu un grand succès au près des motards qui l'ont érigé au rang de culte (tout comme le long métrage) et ont donné au groupe un statut d'icones motards à la Steppenwolf.
Le morceau "Blues For Findlay", de par son rythme lancinant et les soli de guitare glissando, demeure la meilleure évocation jamais enregistrée d'une course de deux roues. La rythmique sonne comme le moteur vrombissant d'un gros cube et autorise toutes les prises de risque, notamment ce monumental duel saxophone / guitare auquel Didier Malherbe et Daevid Allen se livrent. Pour le moins décoiffant. Ce morceau de bravoure d'un quart d'heure possède un souffle épique que le solo de guitare énervé - qui dure la totalité du morceau - illumine, dévoilant un Gong rock'n'roll bien loin de celui de la trilogie Radio Gnome Invisible.
Commentaire sur You Tube : le "Soft machine" français... quel Lycée ?...... Condorcet, évidemment !!!!
“MOVING GELATINE PLATES” se révéla en 1970, au Festival du Bourget et fut, avec Magma, Total Issue, Triangle, l’un des pionniers d’un certain rock français, dit progressif. Leurs passages sur scène très remarqués (Festival du Bourget avec Pink Floyd, de Biot avec Frank Zappa, Olympia avec East of Eden…) furent concrétisés par deux albums chez CBS, aujourd’hui pièces de collection très recherchées. Puis le groupe s’est dissout quelques années plus tard. En 1980, Didier THIBAULT, le bassiste de MGP, l’a reformé sous le nom de “MOVING”, et un nouvel album a vu le jour. Ces 3 albums ont été réédités en CD, chez Muséa, label qui ressort en CD de nombreux groupes de cette période très riche musicalement que furent les années 70.
Aujourd’hui, ce groupe mythique est de retour, à l’initiative de Didier THIBAULT, dans une formule plus étoffée, composée de 7 musiciens (guitare, basse, batterie, clavier, sax-flûte, violon, violoncelle), et un nouveau CD vient de sortir : “REMOVING”. Dans ces nouvelles compositions, on retrouve le style musical si particulier du groupe d’origine: brisures de rythme, contrastes sonores. Mélange d’influences rock, jazz, classique où se côtoient instruments électriques et acoustiques, “MOVING GELATINE PLATES” confirme son attachement au rock progressif. Certains qualifient leur musique de “Rock de Chambre”
The Wilde Flowers vers 1966 avec les futurs musiciens de Soft machine, de Caravan etc.... un morceau de Robert Wyatt et Hugh Hopper ( le bassiste de Soft décédé en 2009)
I just came in off the street Looking for somewhere to eat I find a small cafe I see a girl and then I say 'May I sit and stare at you for a while? I'd like the company of your smile' You don't have to say a thing You're the song without the sing The sunlight in your hair You look so good just sitting there 'May I sit and stare at you for a while? I'd like the company of your smile'
"Je t'ai perdue dans la rue fatigué et mal au cul j'ai vu un petit café avec une fille dedans et je lui disais puis-je m'asseoir auprès de toi pour te regarder j'aimerais la compagnie de ton soleil je ne veux pas plus que ça non ce n'est pas une grande histoire encore un beau sourire et après ça je peux partir"
Si on écoute cette version, jusqu'au bout avec l'ex de Soft Machine et les ex du Velvet Underground, (la grande classe des années 60-70), on entend la version en anglais, puis celle en français de ce morceau
"Cover" des Monkees, mais la solidarité de ses amis ( Nick Mason, drums, Pink Floyd, Richard Sinclair, bass, Caravan, Andy Summers, acoustic guitar, futur Police, Robert Fripp, de King Crimson, Fred Frith, electric guitar, David Mac ray, piano, de Matching mole...) , après le tragique accident du batteur de Soft Machine.
À la fin des années 60, Soft Machine est la figure de proue de la musique post-psychédélique anglaise, le progressive rock. A sa tête: le batteur surdoué Robert Wyatt.
Né à Bristol en 45, Robert Wyatt grandit avec sa mère, journaliste à la BBC, dans une vaste maison géorgienne à Lydden près de Canterbury. En 66, Wyatt forme Soft Machine, empruntant son nom à un livre de William Burroughs. Pionnier du psychédélisme anglais avec Pink Floyd, il jette un pont entre jazz et rock. En 68, Soft Machine part en tournée américaine avec Jimi Hendrix. Wyatt devient proche de la rock star et s'inspire de lui pour injecter de la fureur dans sa virtuosité. En 72, Wyatt quitte Soft Machine pour fonder Matching Mole. Des groupes comme Gong ou Caravan leur emboîtent le pas. Certains de leurs membres ont fait leur scolarité dans la même ville que Wyatt. Ce qui donne un nom à cette scène prog-rock très british : L'école de Canterbury.
En 73, cet enfant du jazz très rock'n'roll entre dans la légende malgré lui : ses excès alcooliques le poussent par la fenêtre du quatrième étage et le paralysent à vie. En 74, Wyatt n'a plus de groupe, ne peut plus jouer de batterie, mais ne lâche pas le morceau. Il fait son retour dans la mythique émission de la télé anglaise "Top of the Pops" avec la chanson des Monkees, "I 'm a believer", clin d'oeil à sa résurrection. Ce sera son premier hit dans les charts, mais le producteur du show refuse qu'on voie la chaise roulante à l'image.
En 83 Robert Wyatt signe avec Elvis Costello un réquisitoire contre la guerre des malouines. Politiquement engagé, il est l'un des porte-parole du parti communiste anglais. À 62 ans, Robert Wyatt sort peu de sa maison à Louth, dans le nord-est de l'Angleterre. Peu après son accident, il a épousé sa compagne de toujours Alfie Benge.
Elle est l'auteur de nombreux textes chantés par Wyatt et a illustré les pochettes de ses 10 albums.