lundi 2 janvier 2012

LES TRACES DU PUNK DEPUIS 1980 - par Mathieu Dranguet.


Le mouvement punk est un phénomène diffus et protéiforme. Les bases musicales sont posées dès la fin des années 60 et le début des années 70 avec les Velvet Underground (associés au Pop Art de Warhol), les MC5 de Détroit ou les New-York Dolls aux tenues caractéristiques de ce que sera l’image « punk ».

Ce mouvement contestataire né au milieu des années 70 exprime la révolte contre un certain ordre établi. Le punk rock est le courant musical du mouvement culturel punk. S’il émerge aux Etats-Unis, le choc a lieu sur le sol britannique : les jeunes anglais s’approprient très rapidement et plus radicalement les codes du mouvement américain. Les arrangements sont plus minimalistes, le look vestimentaire très marqué et les textes très virulents dans le nihilisme et la remise en cause de la société. Les Sex Pistols, par leur style de vie et leurs concerts, deviennent une icône majeure du mouvement. Dans leur sillage, ils vont entraîner une véritable déferlante avec des groupes comme les Stranglers, les Clash ou Damned par exemple.

Le punk, c’est avant tout son « way of life » : d’abord sa mode, qui délaisse le blouson noir et le perfecto pour le Lewis déchiré, la crête iroquoise, la chaîne de vélo ou l’épingle à nourrisse. C’est aussi un état d’esprit profondément contestataire, le fameux slogan « No future » si bien incarné par les Sex Pistols ou la philosophie du « Do It Yourself ».

Sex Pistols, God save the Queen (1977) :

http://www.youtube.com/watch?v=gQe_l0-Ca9s

Le punk n’a pas duré très longtemps et sa « révolution » est restée inachevée. C’est ce qu’affirme Simon Reynolds dans son livre Rip it up and start again, Postpunk 1978-1984 (Paris, Allia, 2007) : « Dès l’été 1977, le punk était devenu une parodie de lui-même. Nombre de ses fondateurs sentaient déjà que le mouvement, initialement ouvert et riche de possibilités, avait à tel point dégénéré qu’il ne se résumait plus qu’à une simple formule commerciale. Pire, cette dérive avait redonné un coup de jeune à une industrie que les punks avaient espéré renverser. Dès lors, quelle direction prendre ? ».

C’est de là que nous partons. Le punk va évoluer en de multiples courants musicaux et des mouvements très différents vont apparaitre. C’est tout d’abord le post-punk, représenté par des groupes emblématiques tels Public Image Ltd., Siouxsie and the Banshees, Joy Division ou The Fall, qui tentent de nouvelles expérimentations sonores. Le punk de 1976/77 va également influencer des mouvements plus larges dans les années 80 et jusqu’aux années 90 : ce seront le rock alternatif, l’emo ou le queercore, notamment. Enfin, j’ai trouvé particulièrement intéressant de m’arrêter non pas sur un style dérivé du punk mais sur une scène punk à part entière, celle de la République démocratique allemande dans les années 80 qui a eu des répercussions sociales et politiques majeures.


Après le punk, le post-punk…

Simon Reynolds, pour qualifier le mouvement punk du début, parle d’une « alliance » entre « une jeunesse prolétaire » et « une bohème arty issue des classes moyennes ». Dès 1977, cette alliance commence à battre de l’aile, et éclate entre les « real punks », convaincus que la musique devait rester sans prétention pour être la voix de la rue, et une avant-garde post-punk qui voyait plutôt l’année 1977 comme l’occasion de rompre avec la tradition et d’expérimenter de nouvelles choses. Les « real punks » évolueront globalement vers le hardcore, version américaine du punk après 1980, les autres comme Joy Division, les Talking Heads ou encore PiL tenteront de poursuivre la « révolution inachevée du punk » en expérimentant de nouvelles techniques issues du reggae, du jazz, du disco qui explose à ce moment là, voire de la musique contemporaine de John Adams ou Philip Glass.

Les musiciens du post-punk ont souvent reçu une formation artistique. Ainsi, entre 1978 et 1984, le mouvement a revisité l’art moderne et la littérature, le graphisme des pochettes de disques est influencé par le constructivisme ou le Bauhaus allemand. Convaincus qu’il restait beaucoup de champs à explorer dans le rock, ces groupes voulaient faire de la musique moderne. Simon Reynolds ajoute en outre que « d’après eux, si le punk avait échoué à renverser la old wave du rock, c’est parce qu’il s’était servi des conventions de genres très codés (rock’n’roll des années cinquante, garage punk (…)), et qui plus est antérieurs à l’évènement des dinosaures comme Pink Floyd ou Led Zeppelin. »

Dans la mouvance post-punk, les sons sont différents, il y a peu de solos et le jeu est plus rythmique. L'un des groupes qui incarne le mieux la naissance de ce mouvement visant à tourner la page du punk est sans doute Public Image Ltd. Le groupe est fondé par Johnny Rotten qui a quitté les Sex Pistols après un coup d’éclat sur la scène du Winterland de San Francisco le 14 janvier 1978 (c’est là qu’il a prononcé la célèbre phrase : « Vous n’avez jamais eu l’impression de vous faire avoir ? »).

Un extrait de l’album Metal Box des Public Image Ltd (1979) :

http://youtu.be/xOU6_JKL9r0

Vers 1980, émerge le hardcore, forme extrême du punk rock, plus rapide, plus bruyante et plus radicale. C’est aux Etats-Unis que le hardcore va se développer le plus, notamment avec les Dead Kennedys, un groupe californien. En Angleterre, ce sera The Exploited, les Addicts ou Crass. Cette frange regroupe les punks les plus acharnés.

Le hardcore est en concurrence directe avec le mouvement Oi !, dont les leaders jouent un rock plus lourd. Ce style est au départ connu sous le nom de « streetpunk ». C’est Garry Bushell, un journaliste de Sounds, qui est connu pour avoir nommé ce genre « Oi! » en 1980. Les paroles des groupes de Oi ! cherchent à exprimer les réalités sociales de la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher entre la fin des années 1970 et les années 1980.

The Dead Kennedys :

http://youtu.be/-KTsXHXMkJA

The Exploited :

http://youtu.be/2HhJakyWVJg

Le mouvement Oi ! atteint ses limites quand certains de ses groupes se compromettent avec l’extrême-droite et attirent des skinheads à leurs concerts, même si d’autres se déclarent explicitement contre le racisme et l’extrémisme politique.

Dans les nombreux styles du post-punk, il faut également citer le mouvement cold wave, grande tendance de la new wave, surtout dans la première moitié des années 80. La new wave, dont le nom fait référence à la Nouvelle vague du cinéma français quelques décennies avant, apparait également avec l’ouverture engendrée par le punk. Elle profite de la vague des synthétiseurs, avec l’influence de Bowie, Eno ou de groupes comme Kraftwerk, et sa musique est à la fois branchée et underground. Joy Division est l’initiateur de la cold wave, plus minimaliste et froide ; les Talking Heads ou The Stranglers peuvent être classés dans ce courant lequel a, en France aussi, eu des représentants prestigieux à l’instar d’Indochine ou des Rita Mitsouko.


Alternatif, Emo, Queercore

Le terme « alternatif » a été utilisé dans les années 1980 pour décrire les groupes inspirés du punk rock ayant des contrats avec des labels indépendants et qui ne rentraient pas dans les genres du grand public de l'époque. Le grunge ou le rock gothique, qui en sont des sous-genres, sont largement influencés par le punk, lui-même alternatif dans la scène rock des années 70. L’alternatif se définit largement par le rejet du succès commercial : ses représentants jouaient dans des clubs de petite taille et enregistraient pour des labels indépendants. Le style musical du rock alternatif est très diversifié même si la guitare tient une place centrale dans les compositions. Dans les années 90, le succès de certains groupes comme Nirvana (et leur album Nevermind en 1991 par exemple) changent la donne en les rendant plus visibles aux yeux (et aux oreilles) du grand public. C’est ainsi que le rock alternatif devient une des formes de rock la plus répandue de la décennie 90.

Nevermind de Nirvana :

http://youtu.be/U_Q3m9ikNkw

L’emo est un sous-genre du hardcore. Il a eu plusieurs vagues successives :

- Une première entre le milieu des années 80 et le milieu des années 90

- Une seconde de 1994 à 2000

- Un troisième qui a encore cours en 2011.

A l’origine, l’emo (de « emotional ») est développé par la scène de Washington aux Etats-Unis. Les grands groupes représentant ce courant sont Rites of Spring, Fire Party ou Moss Icon. Beaucoup de groupes de la première vague se séparent et donnent naissance à le deuxième vague dans les années 90, avec Texas in the Reason ou Sunny Day Real Estate, notamment. La musique emo n’est pas un genre musical précis mais une tendance, d’abord hardcore puis rapidement plus mélodique. En 2000, l’emo est bien distinct du hardcore.

Rites of Spring - For Want of :

http://youtu.be/Wf_ucq-NwTo

Les groupes avec des membres ouvertement homosexuels forment, dans les années 90, une scène appelée « queercore » : God is my co-pilot, Pansy Division, Sister George. Leur son est issu de diverses branches post-punk et leurs textes, clairement militants sur les thèmes de l’identité sexuelle et des libertés.

Dans tout cet héritage du punk, l’année 1994 est un tournant. Après Nirvana, les stars du « skatecore », The Offspring ou Green Day, vendent de très nombreux albums. Jamais avant eux des groupes de Punk-rock n'avaient eu autant de succès depuis les années 70. En 1994, explosent des groupes comme Bad Religion, Pennywise ou NOFX, ainsi que des labels indépendants comme Epitaph (qui a produit les albums à succès de ces groupes).


« Too much Future » vs. « No Future », le punk en République démocratique allemande dans les années 80.

Les "traces" du punk (de 1976/1977) ne se trouvent pas uniquement dans le développement et la multiplication de courants musicaux dans les années 80 et 90 : elles se sont également manifesté sous la forme de scènes punk à part entière derrière le rideau de fer, là où à l'ouest, justement, cette scène s'était scindée et développée en de multiples mouvements. Au contraire, le punk de RDA a été plus monolithique, malgré un retard de quelques années, cette scène punk d'Allemagne de l'est a été soudée autour d'un objectif social de liberté et d'espérance. Si le punk a très vite été "malmené" à l'ouest, il a constitué une "espérance" culturelle et musicale encore plus forte et soudée dans un pays de dictature socialiste comme la RDA.

Dans les années 80, le monde vit ses dernières années de partition entre ouest et est. Si le punk est né à l’ouest, il va trouver, avec quelques années de retard et dans des circonstances différentes, un formidable écho dans le régime liberticide qu’est l’Allemagne de l’est.

Dans un passionnant ouvrage[1], Michael Boehlke et Henryk Gericke, deux des principaux leaders de la scène punk en RDA, expliquent les circonstances de l’arrivée du mouvement dans cet état fermé à l’intérieur duquel tout élément perturbateur (ou considéré comme tel) était sévèrement réprimé par la Staatssicherheit (STASI, le service de la sécurité d’Etat).

Trop de futur ? L’expression d’Henryk Gericke a de quoi surprendre. En RDA, comme il l’écrit lui-même, la jeunesse avait un avenir garanti, mais une perspective pour le moins incertaine : « Le contexte social des punks anglais n’était certes pas comparable au mien. J’avais du travail, et, à seize ans, déjà un emploi pour la vie. En RDA, on n’avait pas besoin d’assurance-vie, le bonheur était un membre du parti et le futur un caniche qui faisait le beau sur commande. Et pourtant le No future des punks anglais rencontrait chez moi un curieux écho. Il était en quelque sorte le négatif de mes expériences : j’étais, moi, pris dans l’étau d’un avenir prescrit, d’un excès d’avenir. Tous les jours, l’étau se resserrait sur moi (…). Je décidai de sauver ma carcasse et de m’extraire intègre de ce monde. Cela ne se fit pas tout de suite et cela se passa sans que j’en eu conscience. Mais en 1979, alors que je ne mesurais pas immédiatement les conséquences de mes actes, le processus avait abouti. »

En RDA, les premières images de punks, notamment anglais, ont été publiées dans des magazines à des fins de propagande anticapitaliste. Gericke se souvient : « En 1978, à la lecture d’un bref article dans un magazine quelconque de propagande, mon cœur se remit à battre. Dans le jargon habituel, prosélyte et paranoïaque, on expliquait qu’à Londres des jeunes gens mal influencés se paraient des symboles des pires régimes de l’Histoire, s’entretuaient sur scène, jetaient les cadavres dans les égouts et se nommaient « punks ». Le punk était présenté comme une mode occidentale anticapitaliste, une forme de contestation décadente et condamnée à l’échec, puisqu’elle ne reposait pas sur la doctrine marxiste-léniniste. Pour affoler un adolescent, ils ne pouvaient pas trouver mieux. Je pressentis aussitôt qu’un mouvement dangereux et énorme était en marche. Une photo de deux punks londoniens sur King’s Road, connue à l’époque, illustrait l’article. Je n’avais jamais vu plus belles personnes que ces fantastiques créatures. La beauté et le danger s’entrechoquaient. Ce fut le coup de foudre ».

Les premiers groupes punk de RDA apparaissent au tournant des années 70/80, alors que le mouvement anglais s’estompe déjà pour laisser la place à la multitude de dérivés musicaux de l’époque « postpunk ». En Allemagne de l’est, le punk n’a pas été qu’une sous-culture mais une vraie contre-culture. « Le punk en RDA représentait une délivrance, écrit Gericke. Nous ne faisions plus partie intégrante de cette machine idéologique démoralisante. Nous étions comme un spectre bariolé pour cette société morte. Le punk était un grand plaisir et une joie salvatrice. Mais vint après les persécutions et notre enthousiasme a rapidement perdu de son innocence. »

Il est intéressant de voir que le mouvement a pris, dans un état socialiste de l’est comme la RDA, la forme d’une lutte politique. Etre punk impliquait des prises de risques bien plus importantes que dans les rues londoniennes. La STASI traquait les membres des groupes et tentait de les déstabiliser par tous les moyens : interdiction pour eux de pénétrer dans les centres villes, amendes à répétitions, pressions sur les familles, menaces d’envoi à l’armée et nombreuses convocations au commissariat qui aboutissaient parfois à la prison. La STASI a aussi infiltré les groupes grâce à un service spécial des « affaires punk » créé pour l’occasion : elle espérait ainsi en convertir le plus possible en IM (Inoffizielle Mitarbeiter, ou collaborateurs officieux) susceptibles de devenirs indics dans le but de tuer le mouvement de l’intérieur. C’est après 1990 et l’ouverture des archives des services de renseignements de la RDA dans l’Allemagne réunifiée que beaucoup de membres de groupes punk ont découvert l’identité de certains de ces IM, comme de nombreux Allemands sur leur propre vie.

Malgré toutes les pressions, le punk a apporté un bol d’air à une jeunesse en quête d’identité propre et d’un autre rôle que celui de « matière première » du socialisme. Dans les années 80, il y a une véritable scène musicale Ostpunk. Rideau de fer oblige, le seul moyen d’écouter du punk était de s’échanger sous le manteau des cassettes entrées illégalement sur le territoire. Des groupes se montent à Berlin, Leipzig, Dresde, Magdebourg et autres villes de province. Très démunis, les jeunes jouaient n’importe où, comme le groupe Bande Ohne Namen (littéralement, « Groupe sans nom »), qui se produisit dans un grenier de la Marienburgerstrasse à Berlin en 1983. Les groupes se nomment Ahnungslos (1980-1981), Aufruhr zur Liebe (1983-1986), The Leistungsleichen (1981-1983) avec Henryk Gericke au chant, Namenlos (1983-1987), Planlos (1980-1983) et son chanteur Michael Boehlke alias « Pankow », ou encore les Deutschen Kinder (1983-1989). La plupart se développent à Berlin est mais il y en a aussi à Dresde, Erfurt, Eisenach, Francfort-sur-l’Oder, Halle ou Rostock. Une première génération (1979-1984) laisse la place à de nombreux groupes qui animeront la scène punk est-allemande jusqu’à la chute de la RDA.

Die Deutschen Kinder – Zonie (1986) :

http://youtu.be/CxrxYMhO1fE

Quelques images, et des réactions de Michael Boehlke sur ses archives photos (VO allemande) :

http://youtu.be/AR4VWP__qcE

Henryk Gericke est réservé sur la récupération du punk dans l’Allemagne d’aujourd’hui mais il évoque une certaine pureté du mouvement au temps de la RDA. L’industrie, verrouillée par la doctrine communiste du parti-état, n’a jamais récupéré la culture punk à des fins mercantiles, comme cela a pu être le cas en Angleterre ou en France. D’après Gericke, « c’était une époque qui nous a marqué à jamais, moi et mes potes. Je me rappelle volontiers du chaos et de la force de cette époque ».

Le punk en RDA n’est donc pas un simple mouvement parmi d’autres qui aurait tenté d’imiter une mode de l’ouest, c’est une vraie « trace » du punk des années 70 car les valeurs défendues par les punks anglais et américains du début ont trouvé un sens profond dans la jeunesse est-allemande qui a créé sa propre scène, dans des conditions très difficiles politiquement et économiquement.

Terminons par le témoignage d’un ancien diacre social, Lorenz Postler, qui a soutenu les punks en RDA (son interview figure à la fin du livre de Henryk Gericke et Michael Boehlke) : « Les punks étaient en conflit avec les skins, avec leur famille… C’était explosif, c’était dangereux, mais ça annonçait un nouveau départ, une nouvelle ère. Tout n’a pas été fait par les groupes pacifistes ou écologistes. Le mouvement punk a clairement montré qu’on ne pouvait pas continuer comme ça. Et la radicalité de leur refus, au final, a donné du courage aux autres. Le courage de se défendre. Elle a clairement fait bouger les choses dans la société, elle a clairement contribué à la chute de cette dictature. (…) Je me demandais : « Ce No future, qu’est ce que ça peut bien vouloir dire ? Comment on peut vivre comme ça ? » Et ça m’a énormément apporté. »


Pour conclure…

Chaque courant ou sous-genre né de la mouvance punk nécessiterait une étude complète à lui seul. Ces études existent en partie, et il faut signaler l’excellente qualité des textes édités chez Allia sur le punk notamment. Depuis 1977, le mouvement initial a donné de la matière à de nombreux mouvements successeurs, continuateurs comme détracteurs. Certains pensent que le punk actuel a perdu de sa substance, le son punk s’intégrant de plus en plus à la musique pop ce qui aurait fait passer cette culture contestataire, subversive et anticonformiste à quelque chose d’« écoutable » et de polissé. D’autres pensent au contraire que la musique est plus diversifiée que jamais et que c’est du changement que vient l’évolution vers de nouveaux sons. Il n’est pas question de trancher le débat ici, ce serait de toute évidence impossible. Terminons par ces mots issus du dictionnaire du rock (sous la direction de Michka Assayas et Yves Bigot, notamment) : « Dès le début des années 80, l’influence du reggae, du funk, du rap et des nouvelles technologies a changé la donne. Si le rock est loin d’avoir disparu depuis, il a connu avec la comète punk son dernier embrasement essentiel. »



[1] Michael BOEHLKE, Henryk GERICKE, Too much future, le punk en République démocratique allemande, Paris, Allia, 2010.

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